Partager l'article ! Véronique Cayla en visite à Lamotte-Beuvron, Romorantin et Vierzon: Véronique Cayla en Loir et Cher &nbs ...
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Les évolutions technologiques font redouter le pire aux petits exploitants de salles. Le cinéma en zone rurale serait-il menacé par l'Internet et le satellite ? Les écrans des campagnes pourront-ils s'adapter à l'arrivée du numérique ?
Sur ces questions, Véronique Cayla a rassuré, hier. Elle a présenté ses convictions aux gérants des salles de Selles-sur-Cher, Lamotte-Beuvron ou encore Montrichard et Saint-Aignan. Plutôt optimiste sur l'avenir du cinéma en général, et particulièrement sur l'avenir du cinéma en zone rurale, la directrice du CNC a assuré les exploitants indépendants de son soutien. « L'arrivée du numérique est inévitable, mais je suis convaincue que c'est une chance pour les petites salles. Alors qu'il est actuellement impossible d'avoir cinquante bobines dans la cabine d'un projectionniste, il sera envisageable de proposer cinquante films. En numérique, la copie ne coûte rien à faire et à transporter ! Toutes les salles pourront recevoir les films au moment de leur sortie. » Sceptique, l'adjoint au maire de Selles-sur-Cher, Francis Monchet s'interroge : « Le souci est financier ! Le coût est tellement élevé pour une commune ! » Depuis plus de dix ans, la salle de cinéma de Selles-sur-Cher est gérée par la municipalité. Le budget est déficitaire de près de 20.000 euros par an. « Avec 5.000 entrées par an, notre fréquentation est en baisse car nous n'offrons pas un service de qualité. Nous attendons avec impatience les travaux », précise Jean-Paul Pinon, adjoint au maire chargé du cinéma. Une priorité Le CNC finance, à hauteur de 30 % ces travaux. Il soutiendra certainement aussi les salles indépendantes dans leur passage au numérique. « C'est l'une des priorités du CNC. Mais cela n'est pas pour demain, on compte 10 à 15 ans. » Pour Véronique Cayla, l'avenir du cinéma rural passe nécessairement par le numérique. Elle semble n'avoir de toute manière aucune inquiétude sur la pérennité des quelque 1.100 salles de cinéma de campagne. « Même si l'image se développe de manière infinie et arrive très facilement dans les maisons, rien de pourra remplacer l'émotion collective que l'on trouve dans les salles de cinéma. » Près de la moitié des salles de cinéma françaises sont situées dans des villes de moins de 10.000 habitants. Ces quelque 1.150 salles enregistrent près de 20 % des entrées. Valérie PERNETTE |
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